Publications

Duhaime, G. et R. Édouard, 2012

Mesures et taux de faible revenu dans l'Inuit Nunangat, Note de recherche, Chaire de recherche du Canada sur la condition autochtone comparée, Université Laval, Québec, 20 p.

Résumé Cette note de recherche mesure l’ampleur de la pauvreté chez les Inuit des quatre régions de l’Arctique canadien où ils résident. À partir des données du fichier maître du Recensement du Canada de 2006 et des enquêtes du ministère des Affaires indiennes et du Nord Canada sur le Panier de provisions nordiques révisé, une mesure de faible revenu (MFR) propre à chaque région est mise au point en tenant compte de la composition des ménages et des prix à la consommation. Pour l’ensemble des régions, la MFR s’établit à 22 216$ et le taux de faible revenu (TFR) est de 44%. Il existe des variations régionales : ainsi au Nunavik, la MFR s’établit à 22 943$ et le TFR est de 37,5%. Ces taux sont environ trois fois supérieurs aux taux observés au Canada et au Québec.

Duhaime, G. et J. Grenier, 2012

Coût de la vie dans la région de Schefferville, Chaire de recherche du Canada sur la condition autochtone comparée, Université Laval, Québec, Canada, 64 p. + annexes

Résumé L’étude Coût de la vie dans la région de Schefferville a été entreprise à la demande conjointe de la Ville de Schefferville, du Conseil de la Nation Innu Matimekush-Lac John, du Conseil de la Nation Naskapi de Kawawachikamach et du ministère des Transports du Québec. Elle compare les prix à la consommation dans la région de Schefferville avec ceux des villes de Sept-Îles et de Québec, évalue la part attribuable au transport, identifie les mesures utilisées pour réduire le coût de la vie et formule des recommandations. L’étude montre que les trois localités de la région de Schefferville se distinguent nettement les unes des autres et que les ménages présentent des caractéristiques contrastées, selon qu’ils sont nés ou non sur la terre qu’ils habitent.Les prix à la consommation à Schefferville sont plus élevés que dans la région de Sept-Îles. Ils sont 64 % plus élevés pour les produits alimentaires, 84 % plus élevés pour les produits de soins personnels et 106 % plus élevés pour les produits d’entretien ménager. Les coûts liés au transport expliquent au moins 30 % des écarts de prix à la consommation et cette proportion pourrait atteindre 50 %. Les écarts de prix représentent, pour les ménages dont les revenus sont les moins élevés, la différence entre un budget équilibré et un budget déficitaire. Les ménages dont les revenus sont les moins élevés sont des ménages autochtones. L’étude montre également que des mesures cohérentes de réduction du coût de la vie favorisent les employés recrutés à l’extérieur de la région, mais ne touchent pratiquement pas les ménages autochtones. Les mesures visant la population résidante forment un ensemble morcelé et inefficace. L’étude recommande la création d’une enveloppe budgétaire substantielle destinée à contrer les écarts de prix à la consommation; la création d’un comité paritaire et permanent, responsable des mesures de réduction du coût de la vie qui soient communes à la région; la création d’un crédit d’impôt substantiel, régressif et remboursable pour aider les ménages; la majoration des barèmes des programmes sociaux.

Durand, C., M. Deslauriers et G. Duhaime, 2012

Quelle statistiques pour analyser les inégalités?, SociologieS [En ligne], Débats, Penser les inégalités, mis en ligne le 09 mai 2012 à http://sociologies.revues.org/3914

Résumé La question de la collecte de données permettant de constituer des catégories dites « ethniques » fait l’objet de débats relatifs à la constitution même des catégories et à l’utilisation des données. Au-delà de ces questions, l’impact du type d’analyse statistique utilisée est également à considérer. Cette note de recherche illustre, en utilisant le cas des Premières Nations du Québec, comment la constitution de comparables et le recours à des analyses plus sophistiquées que la simple moyenne permettent de tirer des conclusions différentes susceptibles d’orienter les politiques publiques. Elle montre que ce sont d’abord des facteurs collectifs liés au lieu de résidence qui expliquent l’accès à la scolarité et que c’est cet accès qui est déterminant dans l’accès à l’emploi.

Édouard, R. et G. Duhaime, 2012

The Well-Being of the Canadian Arctic Inuit: The Relevant Weight of Economy in the Happiness Equations, Social Indicators Research, August 2013, Volume 113, Issue 1, pp 373-392

Résumé Which of the three dimensions of Allardt’s model, ‘‘having, loving, and being’’, best predicts the incidence of subjective feeling of well-being among the Canadian Arctic Inuit adults? To answer this question, two logistic regression equations have been constructed, one based on a negative assessment of well-being (feeling of despair), and the other on a positive assessment (satisfaction with life in the community). Each of them took first the form of a global model, and then of three scale models, one for each dimension of the Allardt’s model. The equations are likely to be more effective for predicting the incidence of Inuit’s feeling of satisfaction than for anticipating their feeling of despair. Furthermore, the ‘‘being’’ scale model is the one that will have contributed most to the predictive performance of the global model. In other words, what the Inuit ‘‘ARE’’ contributes more to the incidence of their satisfaction with life than what they ‘‘HAVE’’ or what they ‘‘LOVE’’.

Deslauriers, Mélanie, 2011

La situation socio-économique des résidants des collectivités des Premières Nations et des collectivités environnantes du Québec: impacts des facteurs de contexte et des facteurs individuels., Département de sociologie, Faculté des Arts et des Sciences, Université de Montréal, Montréal, Canada, 189p.

Résumé Cette recherche se penche sur l’impact des facteurs de contexte et des facteurs individuels sur les conditions socioéconomiques des résidants des collectivités des Premières Nations du Québec et des résidants des communautés situées à proximité. Des régressions logistiques sur les données censitaires de 2001 ont été réalisées afin de répondre aux questions d’étude. Quatre dimensions, inspirées de l’indice de bien-être (IBC), ont été étudiées : l’activité, le logement, le revenu et la scolarité. Les résultats de recherche montrent que les deux types de facteurs contribuent à l’explication des inégalités sociales. Plus spécifiquement, les inégalités scolaires apparaissent principalement déterminées par les facteurs de contexte bien que les facteurs individuels, tel que l’âge et le genre, soient aussi déterminants. Ces dernières surviennent en amont des inégalités d’emploi et de revenu et expliquent celles-ci. De plus, les inégalités relatives au logement sont expliquées par l’emplacement spatial et le type de communauté de résidence. Par ailleurs, l’ethnicité des répondants ne joue pas un rôle de premier plan dans l’explication des disparités observées, une fois les autres caractéristiques contrôlées, ce qui ne signifie pas qu’il n’existe pas d’inégalités entre Amérindien et non-Amérindien. En fait, des chances différenciées persistent lorsque les autres caractéristiques sont contrôlées. Ainsi, les résultats mettent en évidence l’utilité de déplacer le point focal de la recherche quantitative sur les conditions autochtones du principal fait d’être Amérindien ou non vers un éventail plus large de déterminants.

Deslauriers, M., C. Durand et G. Duhaime, 2011

Que se cache-t-il derrière les portraits statistiques nationaux? Le cas des Amérindiens au Québec, Sociologie et sociétés, vol. 43, n° 2, 2011, p. 143-174. Mis en ligne à: http://id.erudit.org/iderudit/1008242ar

Résumé Les recherches sur les conditions socioéconomiques des Autochtones sont dominées par la mise en parallèle de leur situation avec celle des Allochtones. L’autochtonité ou la résidence dans une collectivité des Premières Nations y sont implicitement mises de l’avant comme principaux facteurs explicatifs. La recherche présentée vise à circonscrire l’apport réel de ces deux facteurs en rendant manifeste la contribution d’autres facteurs pertinents. En utilisant les données censitaires de 2001, en réduisant la comparaison aux communautés voisines de celles des Premières Nations et en recourant aux analyses de régression, la recherche permet de montrer l’importance de l’environnement immédiat et de l’isolement géographique pour comprendre la situation des Premières Nations. Elle montre également l’importance de l’égalité des chances, en premier lieu l’accès à l’éducation, dans l’explication de l’accès à un emploi et à un revenu supérieur. Enfin, elle souligne l’ampleur du problème de surpeuplement des logements vécu dans certaines communautés.

Duhaime, Gérard (under the dir.), 2011

Everyday Consumer Products Still More Expensive in Nunavik, Nunivaat, Nunavik Statistical Bulletin, Canada Research Chair on Comparative Aboriginal People, Université Laval, Québec, Canada, No. 6E-April 2012

Résumé non disponible

Duhaime, Gérard (sous la dir.), 2011

Les produits de consommation courante toujours plus chers au Nunavik, Nunivaat, Bulletin statistique du Nunavik, Chaire de recherche du Canada sur la condition autochtone comparée, Université laval, Québec, Canada, no 6F-avril 2012

Résumé non disponible

Duhaime, Gérard, 2011

Situation socioéconomique et capacité d’adaptation du Nunavik et du Nunatsiavut, Chaire de recherche du Canada sur la condition autochtone comparée, Université Laval, Québec, 13 p.

Résumé non disponible

Duhaime, G., N. Bernard et A. Caron, 2011

Mining on Aboriginals Lands, in: Hidden in Plain Sight, Contributions of Aboriginal Peoples to Canadian Identity and Culture, vol 2. ed. by Cora J. Voyageur, David R. Newhouse, and Dan Beavon, University of Toronto Press, Toronto, pp:108-130

Résumé non disponible
14 pages V
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